Quelle certification en gestion de projet choisir ?

08 septembre 2026
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On me demande souvent quelle certification en gestion de projet choisir. Pourtant, ce n’est pas la première question que je poserais.

PMI, IPMA, PRINCE2, Scrum… les possibilités sont nombreuses et leur reconnaissance varie selon les pays, les secteurs et les environnements professionnels.

Alors, laquelle choisir ?

Je commencerais par une autre question : que voulez-vous être capable de faire après votre formation ?

Car une certification peut être reconnue sur un CV sans nécessairement être la formation la plus adaptée à la réalité des projets de votre organisation.

Et j’ajouterais une deuxième question : où cette certification doit-elle réellement être reconnue ?

PMI, IPMA, PRINCE2 ou Scrum : quelles différences ?

Si la reconnaissance internationale est prioritaire, la certification PMP de PMI est difficile à ignorer. Très largement diffusée, elle est identifiable dans de nombreux environnements professionnels à travers le monde. Elle certifie une expérience et des connaissances en gestion de projet. Ses conditions d’accès incluent notamment une expérience préalable et une formation spécifique. Le PMP s’adresse donc plutôt à des personnes qui ont déjà une expérience de la gestion de projet et souhaitent la faire reconnaître.

Les certifications IPMA sont historiquement bien implantées en Europe et reposent sur une approche fondée sur les compétences. Le système propose plusieurs niveaux, ce qui permet de faire reconnaître des degrés différents d’expérience et de responsabilité dans la conduite de projets.

PRINCE2, issue du Royaume-Uni, propose une méthode structurée de gestion de projet et bénéficie aujourd’hui d’une diffusion internationale. Sa certification est davantage liée à la connaissance et à l’utilisation d’une méthode particulière de gestion de projet.

Les certifications Scrum répondent à une logique différente. Scrum vient du développement logiciel et reste très présent dans les équipes qui développent des produits numériques. Il peut être utilisé dans d’autres contextes, mais il ne constitue pas une approche généraliste de gestion de projet. Une certification Scrum valide avant tout la compréhension de ce cadre et de certains rôles qui lui sont associés.

Comment choisir selon vos besoins ?

On voit déjà qu’il ne s’agit pas simplement de quatre certifications concurrentes. Elles ne valident pas exactement la même chose et ne répondent pas nécessairement au même besoin.

Si vous cherchez avant tout une reconnaissance internationale, le PMP mérite clairement d’être considéré. Si vous souhaitez faire reconnaître progressivement votre expérience et vos compétences, l’approche d’IPMA peut être intéressante.

PRINCE2 prend davantage de sens si vous souhaitez travailler avec cette méthode ou évoluez dans un environnement qui l’utilise. Pour Scrum, le contexte de travail est encore plus déterminant : une certification sera surtout pertinente si vous évoluez, ou souhaitez évoluer, dans une organisation qui utilise ce cadre.

Mais la reconnaissance n’est qu’une partie de la question. Je regarderais aussi ce que la formation va réellement vous apprendre, et surtout ce que vous pourrez en réutiliser dans vos projets dès votre retour au travail.

Selon votre situation, vous pouvez avoir besoin d’une reconnaissance professionnelle, d’une méthode de travail, de nouvelles pratiques à appliquer dans vos projets… ou de plusieurs de ces éléments à la fois.

Avant de choisir, je reviendrais donc aux deux questions du départ : est-ce que cette formation va m’aider dans les projets que je conduis réellement ? Et est-ce que sa certification sera reconnue là où j’en ai besoin ?

Les réponses ne conduisent pas nécessairement au même choix.

Pourquoi j’ai développé la Gestion de Projet Circulaire

J’ai utilisé et étudié différentes méthodes de gestion de projet au fil des années. J’y ai trouvé des pratiques très utiles, mais je ne me suis jamais complètement retrouvé dans une seule approche.

Certaines m’apportaient la structure dont j’avais besoin. D’autres davantage d’adaptation et d’itération. Mais sur le terrain, je rencontrais surtout des projets qui avaient besoin des deux.

C’est notamment l’expérience acquise au sein du projet Solar Impulse qui m’a amené à pousser cette réflexion plus loin. Conduire des projets dans ce type d’environnement m’a progressivement amené à construire une approche qui puisse s’adapter au projet plutôt que l’inverse.

C’est ainsi qu’est née la Gestion de Projet Circulaire (GPC).

Elle s’inspire des approches prédictives et agiles, mais aussi de cette expérience du terrain. L’idée n’est pas de remplacer ce qui existe déjà, mais de proposer un cadre commun dans lequel différentes pratiques peuvent trouver leur place selon la réalité du projet.

Faut-il vraiment choisir une seule méthode ?

Les différentes approches de gestion de projet ne sont pas forcément exclusives les unes des autres. Elles ont été développées dans des contextes différents, avec leurs propres principes, pratiques et outils. Et beaucoup de ces éléments peuvent rester utiles en dehors de la méthode dont ils sont issus.

Une personne formée à une approche prédictive peut ainsi intégrer des pratiques agiles dans certains projets. À l’inverse, travailler dans un environnement agile n’empêche pas d’utiliser davantage de planification lorsque le contexte le demande. L’enjeu est moins de rester fidèle à une méthode que de comprendre ce qu’elle apporte et quand l’utiliser.

C’est aussi pour cette raison que je dissocierais deux décisions : choisir les méthodes et les pratiques qui vous aident à conduire vos projets et choisir une certification qui répond à votre besoin de reconnaissance professionnelle.

Les deux peuvent bien sûr coïncider. Mais ce n’est pas une obligation. On peut se former à une approche parce qu’elle est utile dans son travail, puis la compléter par une certification reconnue dans le secteur, le pays ou l’environnement professionnel dans lequel on souhaite évoluer.

C’est aussi dans cette logique que s’inscrit la GPC. Elle ne demande pas d’abandonner ce que l’on a appris auparavant : elle propose un cadre dans lequel des pratiques issues de différentes approches peuvent être utilisées et adaptées à la réalité du projet.

Découvrir la Gestion de projet circulaire

Crédit photo : Benjamin Eriksen

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